La continuité d’activité avec Microsoft Azure

La continuité d’activité avec Microsoft Azure 2

La grande tendance de la digitalisation ne date pas d’aujourd’hui, mais elle reste d’actualité. Au cœur de ce mouvement, il reste peu de processus d’entreprise qui ne dépendent pas d’un environnement informatique fonctionnel. Les processus informatiques eux-mêmes passent ainsi souvent du processus de support (Support Process) au processus central (Core Process).

Il est d’autant plus important de bien protéger des interruptions les processus qui dépendent de l’IT. Concrètement, nous parlons ici d’un plan de continuité d’activité (Business Continuity Plan). Souvent, une sauvegarde classique et un concept de restauration ne suffisent pas. Plus le processus ou les systèmes sont critiques, plus il faut renforcer la protection. Quelles sont la durée maximale admissible d’une interruption de système et la perte de données maximale admissible? Elles sont définies par les valeurs suivantes:

  • Recovery Point Objective (RPO)
  • Recovery Time Objective (RTO)

Pour respecter et garantir les directives du RPO et du RTO, on a souvent recours à un deuxième centre de données, dit de «Collocation». Il garantit qu’en cas de désastre (p. ex. incendie, dégât des eaux, tremblement de terre etc.) subi par le centre de données 1, il sera possible de continuer à travailler dans le centre de données 2, si possible sans perte ni interruption. Cette approche est cependant très coûteuse. Azure Site Recovery représente une alternative séduisante.

Reprise d’activité (Disaster Recovery) avec Microsoft Azure

Avec Azure Site Recovery (ASR), Microsoft propose une solution attractive et très automatisée pour se conformer au RPO et au RTO. Elle assure la prise en charge en cas de Disaster Recovery (DR) et garantit la sécurité.

Le concept de reprise d’activité avec ASR

Le concept d’Azure Site Recovery est facile à comprendre. Un serveur de processus et de configuration est mis à disposition dans l’environnement sur site. Ce serveur réplique le serveur à protéger vers Azure et surveille les modifications. Comme serveur source, on peut opter pour VMware, des MV basées sur l’Hyper-V, mais aussi des serveurs physiques. Comme les serveurs sur Azure peuvent être créés, mais pas démarrés, vous achetez uniquement de l’espace de stockage Azure et non une puissance de calcul directe. En cas de désastre, il est possible d’initier un Failover (basculement). Les serveurs sont alors démarrés sur Azure et peuvent être testés et utilisés de manière productive.

Le schéma montre que les serveurs du Production Site sont désormais protégés avec ASR et répliqués sur Azure comme VHD. En cas d’urgence, une machine virtuelle peut être provisionnée à l’aide de la fonction de basculement (Failover). Or, ce concept peut encore être élargi, par exemple par le Azure Traffic Manager (gestionnaire de trafic Azure) pour les services et les applications web disponibles sur Internet. En voici une représentation:

Dans cette configuration, l’accès à Internet transite par le Traffic Manager. Celui-ci réalise des essais à l’aide du Traffic Manager Endpoint Monitoring (gestionnaire de trafic – surveillance des terminaux) et route le trafic dans le Production Site. En cas de désastre, le Traffic Manager remarque le Failover et redirige automatiquement le trafic sur le Disaster Recovery Site.

Avantages

Par rapport au modèle de «Collocation» très répandu, vos avantages sont les suivants:

  • Processus très automatisé en cas de désastre
  • Test de la reprise d’activité sans porter atteinte au système de production.
  • Pas d’investissement immobilier pour un deuxième centre de données (ou de loyer)
  • Pas d’investissement de matériel dans le deuxième centre de données
  • La puissance de calcul du Disaster Recovery Site est facturée uniquement à l’usage.
  • Le Disaster Recovery Site est constamment ajusté avec le Production Site. Ainsi, les modifications du système sont automatiquement reprises.

Coûts

Comme décrit précédemment, Azure ne facture pas les puissances de calcul, sauf en cas de Failover. Le stockage occupé sur Azure est facturé, par conséquent les coûts dépendent de la taille du disque. Par ailleurs, une redevance de service est prélevée pour ASR. Concrètement, il s’agit de CHF 24.60 par instance répliquée.

*Tous les prix sont basés sur la région «West Europe» du calculateur Azure à la date du 12.02.2019.

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